Un chameau, dont le nom vient du latin (camelus), du grec ancien (κάμηλος (kamēlos)) et du sémitique ancien (gāmāl), est un ongulé à doigts égaux appartenant au genre Camelus, caractérisé par des dépôts graisseux proéminents, ou « bosses », sur sa région dorsale. Ces animaux ont une longue histoire de domestication, servant de bétail qui produit à la fois de la nourriture (lait et viande) et des matières textiles (fibres et feutres dérivés de leurs poils). Les chameaux sont des animaux de travail très adaptés, particulièrement adaptés aux environnements désertiques, où ils constituent un moyen de transport essentiel pour les individus et les marchandises. Actuellement, trois espèces de chameaux existantes sont reconnues. Le dromadaire, caractérisé par une seule bosse, constitue 94 % de la population mondiale de chameaux, tandis que le chameau de Bactriane à deux bosses représente les 6 % restants. Notamment, le chameau sauvage de Bactriane représente une espèce distincte, non ancestrale de son homologue domestique, et est actuellement classé comme en danger critique d'extinction, avec moins de 1 000 individus restants.
Un chameau (du latin : camelus et du grec ancien : κάμηλος (kamēlos) du sémitique ancien : gāmāl) est un ongulé aux doigts égaux du genre Camelus qui porte des dépôts graisseux distinctifs appelés « bosses » sur son dos. Les chameaux sont domestiqués depuis longtemps et, en tant que bétail, ils fournissent de la nourriture (lait et viande de chamelle) et des textiles (fibres et feutres de poils de chameau). Les chameaux sont des animaux de travail particulièrement adaptés à leur habitat désertique et constituent un moyen de transport essentiel pour les passagers et les marchandises. Il existe trois espèces de chameaux survivantes. Le dromadaire à une bosse représente 94 % de la population mondiale de chameaux, et le chameau de Bactriane à deux bosses en représente 6 %. Le chameau sauvage de Bactriane est une espèce distincte qui n'est pas ancestrale du chameau domestique de Bactriane et est maintenant en danger critique d'extinction, avec moins de 1 000 individus.
De manière informelle, le terme chameau est souvent employé dans un contexte plus large, bien que « camélidé » soit la désignation la plus précise, englobant les sept espèces de la famille des camélidés. Cela inclut les trois « vrais chameaux » susmentionnés et les camélidés du « Nouveau Monde » – le lama, l'alpaga, le guanaco et la vigogne – qui sont classés sous la tribu distincte des Lamini. Les origines évolutives des camélidés remontent à l’Amérique du Nord à l’époque Éocène. L'ancêtre des chameaux contemporains, Paracamelus, a ensuite migré vers l'Asie via le pont terrestre de Béring à la fin du Miocène, il y a environ 6 millions d'années.
Taxonomie
Espèces existantes
Les trois espèces suivantes existent actuellement :
Caractéristiques biologiques
Les chameaux ont généralement une espérance de vie allant de 40 à 50 ans. Un dromadaire mature atteint une hauteur d'épaule moyenne de 1,85 mètres (6 pieds 1 pouce) et une hauteur de bosse de 2,15 mètres (7 pieds 1 pouce). Les chameaux de Bactriane, en revanche, peuvent dépasser ces dimensions d'environ un pied. Ces animaux sont capables d'atteindre des vitesses de sprint allant jusqu'à 65 kilomètres par heure (40 miles par heure) et de maintenir des vitesses soutenues de 40 kilomètres par heure (25 miles par heure). La masse corporelle varie, les chameaux de Bactriane pesant entre 300 et 1 000 kilogrammes (660 à 2 200 livres) et les dromadaires entre 300 et 600 kilogrammes (660 à 1 320 livres). Les orteils élargis distinctifs du sabot d'un chameau améliorent la traction sur divers substrats du sol.
Les dromadaires mâles possèdent un organe spécialisé dans leur gorge appelé dulla. Ce grand sac gonflable est expulsé de la bouche pendant la saison du rut, servant à établir la domination et à attirer des partenaires potentiels. Son apparence est caractérisée par une longue structure rosâtre distendue dépassant du côté de la bouche du chameau. Le comportement d'accouplement implique que le mâle et la femelle adoptent une position assise sur le sol, le mâle montant par l'arrière. En règle générale, le mâle réalise trois à quatre éjaculations au cours d’une seule séance copulatoire. Notamment, les camélidés sont uniques parmi les ongulés pour leur pratique de l'accouplement en position couchée.
Adaptations écologiques et comportementales
Contrairement à la croyance populaire, les chameaux ne stockent pas d'eau dans leurs bosses ; ces structures servent plutôt de réservoirs de tissu adipeux, fournissant une réserve calorique. La dégradation métabolique de ce tissu adipeux génère une masse d’eau plus importante que la graisse elle-même. Cependant, cette métabolisation des graisses, tout en libérant de l'énergie, entraîne simultanément une perte d'eau par évaporation des poumons pendant la respiration (en raison des besoins en oxygène pour le processus métabolique), entraînant une nette réduction du bilan hydrique global de l'animal.
Les chameaux possèdent une série d'adaptations physiologiques leur permettant de supporter de longues périodes sans sources d'eau externes. Les dromadaires, par exemple, peuvent survivre avec un apport d’eau aussi rare qu’une fois tous les 10 jours, même en cas de chaleur extrême, et sont capables de perdre jusqu’à 30 % de leur masse corporelle par déshydratation. Ils peuvent consommer jusqu'à 30 gallons impériaux (140 litres) d'eau en une seule séance, qui est absorbée dans la circulation sanguine plutôt que d'être stockée dans les bosses, contrairement à une idée fausse commune.
Une caractéristique distinctive de la physiologie des chameaux est la morphologie ovale de leurs globules rouges, contrastant avec la forme circulaire trouvée chez la plupart des autres mammifères. Cette forme unique améliore le flux de globules rouges pendant les périodes de déshydratation et confère une résistance supérieure aux variations osmotiques, empêchant ainsi la rupture des cellules lorsque de grands volumes d'eau sont consommés.
Les chameaux présentent des adaptations physiologiques remarquables, leur permettant de supporter des fluctuations de température corporelle et un manque d'eau qui seraient mortelles pour la plupart des autres mammifères. Leur température corporelle centrale fluctue généralement de 34 °C (93 °F) à l’aube, augmentant progressivement jusqu’à 40 °C (104 °F) au coucher du soleil, avant de revenir à des niveaux plus bas pendant la nuit. Comparés aux autres animaux d’élevage, les chameaux font preuve d’une conservation exceptionnelle des liquides, ne perdant qu’environ 1,3 litre de liquide par jour, contre 20 à 40 litres perdus par les autres espèces. Le maintien de la température cérébrale dans des limites étroites est essentiel à la survie des animaux ; les chameaux y parviennent grâce à un rete mirabile, un réseau complexe d'artères et de veines étroitement positionnées qui utilise un flux sanguin à contre-courant pour refroidir le sang cérébral. Même lorsque la température ambiante atteint 49 °C (120 °F), les chameaux transpirent rarement. Toute transpiration qui se produit s'évapore directement de la surface de la peau, plutôt que de la couche extérieure, garantissant que la chaleur de vaporisation provient de la chaleur interne du corps et non de l'environnement. De plus, les chameaux peuvent tolérer une perte d'eau équivalente à 25 % de leur poids corporel, un contraste frappant avec la plupart des autres mammifères, qui succombent généralement à une insuffisance cardiaque due à des troubles circulatoires après avoir perdu seulement 12 à 14 % de leur eau corporelle.
Pendant l'expiration, les chameaux conservent efficacement l'eau en emprisonnant la vapeur d'eau dans leurs narines, qui est ensuite réabsorbée dans le corps. Dans des conditions environnementales plus douces, les chameaux consommant des herbes vertes peuvent acquérir suffisamment d'humidité pour maintenir leur hydratation sans avoir besoin de sources d'eau externes.
Bien qu'ils n'appartiennent pas au sous-ordre des ruminants, les chameaux possèdent un estomac à trois chambres et la rumination fait partie intégrante de leur physiologie digestive.
Le pelage dense du chameau offre une isolation contre la chaleur intense rayonnant des sables du désert ; notamment, un chameau tondu a besoin de 50 % de transpiration en plus pour éviter une surchauffe. En été, la couleur du pelage s'éclaircit, améliorant la réflexion de la lumière et offrant une protection contre les coups de soleil. Leurs pattes allongées contribuent à la thermorégulation en élevant le corps plus loin du sol, qui peut atteindre des températures allant jusqu'à 70 °C (158 °F). Les dromadaires possèdent un épais coussinet de tissu sur le sternum, connu sous le nom de piédestal. Lorsque l'animal adopte une position couchée sur le sternum, ce piédestal élève le corps de la surface chaude, facilitant la circulation de l'air frais en dessous.
La bouche des chameaux est équipée d'une doublure épaisse et coriace, leur permettant de mastiquer la végétation épineuse du désert sans se blesser. Les adaptations protectrices contre le sable comprennent de longs cils, des poils d'oreilles et des narines capables de se fermer, formant une barrière efficace. Si du sable se coince dans leurs yeux, les chameaux peuvent le déloger à l'aide de leur troisième paupière translucide, également connue sous le nom de membrane nictitante. Leur démarche distinctive et leurs pieds larges facilitent les déplacements sur les terrains sablonneux sans couler.
Les reins et les intestins des chameaux présentent une efficacité exceptionnelle en matière de réabsorption de l'eau. Plus précisément, les reins de chameau présentent un rapport cortex/médulla de 1:4, ce qui signifie que la région médullaire occupe deux fois la surface trouvée dans le rein d'une vache. De plus, leurs corpuscules rénaux possèdent un diamètre plus petit, ce qui réduit la surface disponible pour la filtration. Ces deux caractéristiques anatomiques importantes permettent aux chameaux de conserver efficacement l’eau et de minimiser le volume d’urine dans les environnements désertiques difficiles. Par conséquent, l'urine des chameaux est très concentrée, ressemblant à un sirop épais, et leurs excréments sont si desséchés qu'ils peuvent être utilisés directement comme combustible sans séchage préalable.
Le système immunitaire du chameau présente des caractéristiques distinctes par rapport aux autres mammifères. Généralement, les molécules d'anticorps en forme de Y comprennent deux chaînes lourdes (longues) formant la tige et deux chaînes légères (courtes) à l'extrémité de chaque bras. Cependant, les chameaux produisent également des anticorps uniques composés uniquement de deux chaînes lourdes, ce qui leur confère une taille plus petite et une durabilité accrue. On suppose que ces anticorps « à chaînes lourdes uniquement », identifiés en 1993, ont évolué il y a environ 50 millions d'années, suite à la divergence des camélidés des ruminants et des porcs.
Le parasite Trypanosoma evansi est l'agent causal du surra chez les chameaux.
Génétique
Bien que divers groupes de recherche aient déjà étudié les caryotypes de différentes espèces de camélidés, un consensus sur la nomenclature des chromosomes des camélidés reste insaisissable. Une étude de 2007 a utilisé des techniques de tri par flux pour analyser les chromosomes des chameaux, confirmant que les chameaux possèdent 37 paires de chromosomes (2n = 74). Cette analyse a révélé un caryotype comprenant un autosome métacentrique, trois autosomes sous-métacentriques et 32 autosomes acrocentriques. Le chromosome Y a été identifié comme un petit métacentrique, tandis que le chromosome X a été caractérisé comme un grand métacentrique.
Le chameau hybride, un croisement entre des chameaux de Bactriane et des dromadaires, possède une seule bosse caractérisée par une indentation de 4 à 12 cm (1,6 à 4,7 pouces) de profondeur, qui délimite ses sections antérieure et postérieure. Cet hybride atteint une hauteur d'épaule de 2,15 m (7 pi 1 po) et une hauteur de bosse de 2,32 m (7 pi 7 po). Avec un poids moyen de 650 kg (1 430 lb), il démontre une capacité de charge supérieure d'environ 400 à 450 kg (880 à 990 lb), dépassant celle des dromadaires et des chameaux de Bactriane.
Les analyses moléculaires indiquent que le chameau sauvage de Bactriane (C. ferus) a divergé du chameau domestique de Bactriane (C. bactrianus) il y a environ un million d'années. De plus, les camélidés du Nouveau Monde et de l’Ancien Monde se sont séparés il y a environ 11 millions d’années. Malgré ces divergences évolutives significatives, ces espèces conservent la capacité de s’hybrider et de produire une progéniture viable. Le cama, un hybride chameau-lama, a été spécialement conçu par des scientifiques pour étudier la proximité génétique des espèces parentales. Ce processus impliquait la collecte du sperme d'un chameau via un vagin artificiel, puis l'insémination d'un lama après avoir induit l'ovulation avec des injections de gonadotrophines. Le cama obtenu présente une taille intermédiaire entre un chameau et un lama, manquant notamment de bosse. Ses oreilles sont morphologiquement intermédiaires, ses pattes sont plus longues que celles d'un lama et ses sabots sont partiellement fendus. Analogues aux mules, les camas sont stériles, malgré le nombre de chromosomes identique chez les deux espèces parentales.
Évolution
Le premier camélidé identifié, appelé Protylopus, habitait l'Amérique du Nord il y a entre 40 et 50 millions d'années, à l'époque de l'Éocène. Cette espèce, à peu près de la taille d’un lapin, prospérait dans les forêts ouvertes de ce qui est actuellement le Dakota du Sud. Il y a 35 millions d'années, le Poebrotherium avait évolué jusqu'à atteindre la taille d'une chèvre, présentant un plus grand nombre de caractéristiques partagées avec les chameaux et les lamas modernes. Parallèlement, il existait également le Stenomylus ongulé, caractérisé par sa locomotion digitigrade. L'Aepycamelus au long cou a ensuite émergé au cours du Miocène. On estime que la scission phylogénétique entre la tribu des Camelini, qui comprend les chameaux existants, et la tribu des Lamini, qui comprend les lamas, les alpagas, les vigognes et les guanacos modernes, s'est produite il y a plus de 16 millions d'années.
L'ancêtre des chameaux contemporains, Paracamelus, a migré de l'Amérique du Nord vers l'Eurasie via la Béringie à la fin du Miocène, il y a environ 7,5 à 6,5 millions d'années. À l'époque du Pléistocène, il y a entre trois et un million d'années, les camélidés nord-américains se sont étendus en Amérique du Sud dans le cadre du Grand échange américain, traversant le nouvel isthme de Panama, où ils se sont diversifiés en guanacos et taxons apparentés. Les populations de Paracamelus ont persisté dans l'Arctique nord-américain jusqu'au Pléistocène inférieur. On estime que cette ancienne créature a atteint une hauteur d’environ 9 pieds (2,7 mètres). Des preuves fossiles indiquent que le chameau de Bactriane a divergé du dromadaire il y a environ un million d'années.
La dernière espèce de chameau indigène en Amérique du Nord était Camelops hesternus, qui a disparu aux côtés des chevaux, des ours à face courte, des mammouths, des mastodontes, des paresseux terrestres, des chats à dents de sabre et de nombreuses autres mégafaunes au cours de l'extinction du Quaternaire. Cet événement a coïncidé avec la migration des humains d'Asie vers l'Amérique du Nord à la fin du Pléistocène, il y a environ 13 000 à 11 000 ans.
Une espèce de chameau géant éteinte, Camelus Knoblochi, habitait l'Asie à la fin du Pléistocène, pour finalement disparaître il y a environ 20 000 ans.
Domestication
Les chameaux, semblables aux chevaux, sont originaires d'Amérique du Nord avant de se disperser à travers la Béringie jusqu'en Asie. Ils ont ensuite survécu dans l’Ancien Monde, où ils ont finalement été domestiqués par les humains et disséminés dans le monde entier. En Amérique du Nord, les populations initiales de chameaux sauvages, ainsi que de nombreuses autres mégafaunes, ont été éradiquées lors de la dispersion des premiers peuples autochtones des Amériques depuis l'Asie, il y a environ 10 000 à 12 000 ans ; cependant, les preuves fossiles n'ont pas établi de lien définitif entre ces extinctions et les activités de chasse.
La majorité des populations de chameaux existantes sont domestiquées. Bien que des populations sauvages soient présentes en Australie, en Inde et au Kazakhstan, les chameaux véritablement sauvages se trouvent exclusivement au sein de la population sauvage de chameaux de Bactriane résidant dans le désert de Gobi.
Historique
Le moment précis de la domestication des chameaux reste un sujet de débat scientifique. Les dromadaires pourraient avoir été initialement domestiqués en Somalie ou en Arabie du Sud au cours du 3ème millénaire avant JC, tandis que les chameaux de Bactriane auraient été domestiqués en Asie centrale vers 2 500 avant JC, comme en témoigne Shar-i Sokhta (également connue sous le nom de ville brûlée), en Iran. Une étude approfondie de 2016, qui impliquait le génotypage et le séquençage mondial de l'ADN mitochondrial moderne et ancien (ADNmt), a proposé que la domestication initiale ait eu lieu dans le sud-est de la péninsule arabique, le type bactrien étant ensuite domestiqué en Asie centrale.
Les recherches de Martin Heide de 2010 sur la domestication des chameaux concluent provisoirement que les humains avaient domestiqué le chameau de Bactriane au moins au milieu du troisième millénaire avant notre ère dans une région à l'est des monts Zagros, avant son introduction ultérieure en Mésopotamie. Heide propose que les références aux chameaux dans les récits patriarcaux pourraient, dans certains cas, concerner le chameau de Bactriane. Il observe également l'absence de mentions de chameaux en rapport avec Canaan. Heide et Joris Peters ont réaffirmé cette conclusion dans leur étude de 2021 sur le sujet.
Entre 2009 et 2013, des fouilles archéologiques menées par Lidar Sapir-Hen et Erez Ben-Yosef dans la vallée de Timna ont mis au jour ce qui est potentiellement les premiers os de chameaux domestiques découverts en Israël, voire au-delà de la péninsule arabique, datés d'environ 930 avant notre ère. Cette découverte a attiré l'attention des médias, car elle fournit des preuves substantielles suggérant que les récits concernant Abraham, Jacob, Ésaü et Joseph ont été composés après cette période.
L'observation selon laquelle les chameaux étaient présents en Mésopotamie et en Arabie mais absents de Syrie n'est pas un concept nouveau. L'historien Richard Bulliet a avancé que malgré les mentions bibliques occasionnelles de chameaux, cela n'indiquait pas nécessairement la présence généralisée de chameaux domestiqués en Terre Sainte à cette époque. Plus tôt encore, l'archéologue William F. Albright considérait les références bibliques aux chameaux comme anachroniques.
Le rapport officiel de Sapir-Hen et Ben-Joseph déclare :
L'intégration du dromadaire (Camelus dromedarius) comme bête de somme dans le sud du Levant a considérablement amélioré les routes commerciales à travers les vastes déserts d'Arabie, favorisant ainsi les transformations économiques et sociétales (par exemple, Kohler 1984 ; Borowski 1998 : 112-116 ; Jasmin 2005). Cette évolution a suscité un débat scientifique approfondi concernant la chronologie du premier chameau domestiqué dans le sud du Levant et dans les régions adjacentes (par exemple, Albright 1949 : 207 ; Epstein 1971 : 558-584 ; Bulliet 1975 ; Zarins 1989 ; Köhler-Rollefson 1993 ; Uerpmann et Uerpmann 2002 ; Jasmin). 2005 ; 2006 ; Heide 2010 ; Rosen et Saidel 2010 ; Actuellement, un consensus parmi la plupart des chercheurs indique que le dromadaire était utilisé comme animal de somme au début de l'âge du fer, en particulier au plus tôt au 12ème siècle avant notre ère.
et conclut en déclarant :
Les données contemporaines dérivées des sites de fusion de cuivre de la vallée de l'Araba permettent une détermination plus précise de l'introduction de chameaux domestiques dans le sud du Levant, sur la base de contextes stratigraphiques corrélés à une série complète de dates au radiocarbone. Ces données suggèrent que cet événement ne s'est pas produit avant le dernier tiers du 10e siècle avant notre ère, et très probablement au cours de cette période. L'alignement temporel de cet événement avec une restructuration significative de l'industrie du cuivre de la région – un changement attribué aux résultats de la campagne du pharaon Shoshenq I – suggère une corrélation potentielle, impliquant que les chameaux ont été introduits comme élément d'initiatives visant à améliorer l'efficacité commerciale.
Textiles
Le poil de chameau est utilisé par les tribus du désert et les nomades mongols pour diverses applications, notamment les tentes, les yourtes, les vêtements, la literie et les accessoires. La fibre de chameau est constituée de poils de garde extérieurs grossiers et d'un duvet intérieur fin, qui peuvent être classés selon la couleur et l'âge de l'animal. Les poils de garde conviennent au feutrage pour former des manteaux imperméables pour les bergers, tandis que le duvet, plus doux, est réservé aux produits de haute qualité. Cette fibre peut être filée pour le tissage ou transformée en fils pour le tricot ou le crochet à la main. Les documents historiques indiquent l'utilisation de pur poil de chameau dans les vêtements occidentaux à partir du 17ème siècle, avec un mélange de laine et de poil de chameau devenant répandu à partir du 19ème siècle.
Utilisations militaires
Les premières selles de chameau sont apparues vers 1 200 avant notre ère, permettant de monter des chameaux de Bactriane. Initialement, des selles étaient placées sur le dos du chameau, le contrôle du chameau de Bactriane étant obtenu grâce à l'utilisation d'un bâton. Par la suite, entre 500 et 100 avant notre ère, les chameaux de Bactriane furent intégrés aux opérations militaires. De nouvelles selles rigides et incurvées ont été conçues pour s'adapter aux bosses, répartissant ainsi plus efficacement le poids du cavalier sur l'animal. Au cours du septième siècle avant notre ère, la selle militaire arabe s'est développée, offrant d'autres améliorations mineures à la conception de la selle.
Les cavaleries de chameaux ont été employées par les forces militaires dans des conflits en Afrique et au Moyen-Orient, et leur utilisation a persisté jusqu'à l'époque contemporaine au sein de la Force de sécurité des frontières (BSF) indienne. Le premier déploiement enregistré de cavalerie de chameaux remonte à la bataille de Qarqar en 853 avant notre ère. De plus, les armées ont utilisé des chameaux comme bêtes de somme, constituant une alternative aux chevaux et aux mulets pour le transport de marchandises.
L'Empire romain d'Orient employait des unités auxiliaires, appelées dromedarii, qui étaient recrutées dans ses provinces désertiques. Les chameaux étaient principalement utilisés au combat en raison de leur capacité à intimider les chevaux de près, un phénomène attribué à leur odeur. Cet avantage tactique fut notamment exploité par les Perses achéménides contre la Lydie lors de la bataille de Thymbra en 547 avant JC.
Les XIXe et XXe siècles
Au 19ème siècle, l'armée américaine a formé le US Camel Corps, basé en Californie. Les écuries d'origine de l'arsenal de Benicia à Benicia, en Californie, existent toujours et abritent désormais le musée historique de Benicia. Bien que le déploiement expérimental de chameaux ait été jugé réussi (avec John B. Floyd, secrétaire à la Guerre en 1858, réclamant des fonds pour acquérir un millier de chameaux supplémentaires), le corps a été dissous après le déclenchement de la guerre civile américaine en 1861. Avec l'adhésion du Texas à la Confédération, la majorité des chameaux ont été relâchés dans le désert.
La France a créé un corps de chameaux méhariste en 1912, l'intégrant dans le Armée d'Afrique au Sahara. Cette initiative visait à renforcer le contrôle sur les insurgés touaregs et arabes, qui utilisaient des chameaux, suite à l'échec des précédentes campagnes basées sur l'infanterie. Le Corps chameau français libre a participé à la Seconde Guerre mondiale et les unités à dos de chameau ont continué leurs opérations jusqu'à la fin de la domination coloniale française en Algérie en 1962.
Les Britanniques ont formé l'Imperial Camel Corps en 1916. Initialement déployé contre les Senussi, il a ensuite servi dans la campagne du Sinaï et de Palestine pendant la Première Guerre mondiale. Après juillet 1918, le corps connut un déclin en raison d'un manque de renforts et fut officiellement dissous en 1919.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée britannique créa également le corps égyptien de transport de chameaux, composé de chameliers égyptiens et de leurs animaux. Ce corps a fourni un soutien logistique aux opérations militaires britanniques dans le Sinaï, en Palestine et en Syrie en livrant des provisions aux troupes.
Les autorités coloniales du Somaliland britannique ont formé le Somaliland Camel Corps en 1912 ; il fut ensuite dissous en 1944.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les forces roumaines utilisèrent des chameaux de Bactriane dans la région du Caucase. Parallèlement, en 1942, les unités soviétiques opérant près d'Astrakhan ont adopté des chameaux locaux comme animaux de trait pour compenser le manque de camions et de chevaux, les conservant même après avoir quitté la région. Malgré des pertes importantes, certains de ces chameaux ont finalement atteint l'ouest jusqu'à Berlin.
Le Bikaner Camel Corps, originaire de l'Inde britannique, a servi aux côtés de l'armée indienne britannique pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
Les Tropas Nómadas (troupes nomades) constituaient un régiment auxiliaire de membres des tribus sahraouies au sein de l'armée coloniale du Sahara espagnol, maintenant connu sous le nom de Sahara occidental. Actifs depuis les années 1930 jusqu'à la fin de la présence espagnole sur le territoire en 1975, les Tropas Nómadas étaient armés d'armes légères et commandés par des officiers espagnols. Cette unité était chargée de garder les avant-postes et d'effectuer occasionnellement des patrouilles à dos de chameau.
Le XXIe siècle
L'Arabie saoudite accueille chaque année le festival du chameau du roi Abdulaziz, qui comprend des courses de chameaux, une dégustation de lait de chamelle et un « concours de beauté » de chameaux offrant des prix en argent totalisant 57 millions de dollars (40 millions de livres sterling). En 2018, douze chameaux ont été disqualifiés du concours de beauté après que leurs propriétaires aient administré des injections de botox. Un incident comparable survenu en 2021 a entraîné la disqualification de plus de quarante chameaux.
Applications culinaires
La viande et le lait de chameau sont des composants alimentaires répandus dans de nombreuses cuisines, notamment celles du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et de certaines régions d'Australie. Les chameaux servent de source de viande et de lait pour la consommation humaine.
Produits laitiers
Le lait de chamelle constitue un aliment de base pour les tribus nomades du désert et est parfois considéré comme un repas complet. Un nomade peut subsister uniquement de lait de chamelle pendant près d'un mois.
Le lait de chamelle est facilement transformable en yaourt mais nécessite une acidification initiale, un barattage et l'ajout ultérieur d'un agent clarifiant pour la production de beurre. Historiquement, le lait de chamelle s'est avéré impropre à la production de fromage en raison de l'incapacité de la présure à coaguler suffisamment ses protéines pour la formation du caillé. Pour réduire le gaspillage de lait, la FAO a engagé le professeur J.P. Ramet de l'École Nationale Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires, qui a réussi à provoquer le caillage dans les années 1990 grâce à l'incorporation de phosphate de calcium et de présure végétale. Le fromage obtenu présente une faible teneur en cholestérol et est facilement digestible, même pour les personnes intolérantes au lactose.
De plus, le lait de chamelle convient à la fabrication de glaces.
Viande
Dans le monde, on estime que 3,3 millions de chameaux et autres camélidés sont transformés chaque année en viande. Une seule carcasse de chameau produit une quantité considérable de viande. Les carcasses de dromadaires mâles pèsent généralement entre 300 et 400 kg (661 à 882 lb), tandis que les carcasses mâles de Bactriane peuvent atteindre jusqu'à 650 kg (1 433 lb). Les dromadaires femelles donnent des carcasses plus légères, pesant généralement entre 250 et 350 kg (550 et 770 lb). Les coupes préférées comprennent la poitrine, les côtes et la longe, la bosse étant considérée comme un mets particulièrement délicat. La « graisse blanche et maladive » de la bosse est utilisée dans la préparation du khli, un produit carné en conserve dérivé du mouton, du bœuf ou du chameau. Le lait et la viande de chamelle sont tous deux denses sur le plan nutritionnel, contenant en abondance des protéines, des vitamines, du glycogène et d’autres nutriments essentiels, ce qui en fait des composants alimentaires essentiels pour de nombreuses populations. Compte tenu à la fois de sa composition chimique et de la qualité de sa viande, le dromadaire est la race privilégiée pour la production de viande. Ses adaptations physiologiques exceptionnelles, telles que la tolérance aux températures extrêmes, au rayonnement solaire, à la rareté de l'eau, aux terrains difficiles et à la végétation clairsemée, lui permettent de prospérer dans des environnements arides. La viande de chameau est souvent décrite comme ayant une saveur semblable à celle du bœuf grossier ; cependant, la viande des animaux plus âgés peut être particulièrement dure, bien qu'une cuisson prolongée améliore sa tendreté.
Les chameaux font partie des animaux rituellement sacrifiés pendant le qurban de l'Aïd al-Adha, la viande étant généralement divisée en trois portions : une pour le ménage, une pour la famille élargie et les réseaux sociaux, et une pour la distribution à ceux qui n'ont pas les moyens de se permettre leur propre sacrifice.
Au Club des officiers d'Abu Dhabi, les hamburgers de chameau sont préparés avec de la graisse de bœuf ou d'agneau ajoutée pour améliorer la texture et la saveur. À Karachi, au Pakistan, certains restaurants proposent du nihari à base de viande de chameau. Les bouchers de chameaux spécialisés proposent des coupes précises, la bosse étant la partie la plus recherchée.
La viande de chameau est consommée depuis des siècles. Les textes grecs anciens documentent sa présence comme plat lors des banquets dans la Perse ancienne, généralement rôti entier. L’empereur romain Héliogabale était connu pour consommer du talon de chameau. Sa consommation est répandue dans des régions spécifiques, telles que l'Érythrée, la Somalie, Djibouti, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Syrie, la Libye, le Soudan, l'Éthiopie et le Kazakhstan, en particulier dans les zones arides où les sources alternatives de protéines sont rares ou où la viande de chameau détient un héritage culturel important. Le sang de chameau est également consommé, notamment par les communautés pastorales du nord du Kenya, qui le boivent avec du lait comme source vitale de fer, de vitamine D, de sels et de minéraux.
Un rapport conjoint de 2005 du ministère saoudien de la Santé et des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis a documenté quatre cas de peste bubonique humaine attribués à la consommation de foie de chameau cru.
La viande de chameau figure également périodiquement dans la cuisine australienne ; par exemple, des lasagnes au chameau sont proposées à Alice Springs. Depuis de nombreuses années, l’Australie exporte de la viande de chameau, principalement vers le Moyen-Orient, mais aussi vers l’Europe et les États-Unis. Cette viande jouit d’une popularité considérable parmi les Australiens d’Afrique de l’Est, y compris les Somaliens, et sa consommation est en expansion parmi d’autres groupes démographiques australiens. Le statut sauvage de ces animaux se traduit par un type de viande distinct par rapport à celui des chameaux d'élevage dans le monde ; il est apprécié pour être indemne de maladie et provenir d’une population génétique unique. La demande actuelle dépasse l’offre, ce qui incite les gouvernements à réaffecter les ressources de l’abattage de chameaux au développement du marché. L'Australie exploite actuellement sept laiteries de chameaux, qui produisent du lait, du fromage et des produits de soins de la peau, ainsi que de la viande.
Religion
Islam
Dans la tradition islamique, la viande de chameau est classée comme halal (arabe : حلال, « autorisé »). Néanmoins, certaines écoles jurisprudentielles islamiques soutiennent que sa consommation induit un état d’impureté rituelle. Par conséquent, les adeptes de ces écoles sont tenus d'effectuer wudhu (ablutions) avant leur prière ultérieure après l'ingestion de viande de chameau. En outre, certains chercheurs islamiques estiment qu'il est haram (arabe : حرام, 'interdit') pour les musulmans d'accomplir la Salat dans les zones fréquentées par les chameaux, car ces endroits sont réputés associés au Shaytan (arabe : شيطان, 'Diable'). Alors qu'Abou Yusuf (mort en 798) autorisait l'utilisation de l'urine de chameau à des fins médicales lorsque cela était nécessaire, Abū Ḥanīfah déconseillait sa consommation.
Les chameaux sont des figures importantes dans de nombreux récits des écritures islamiques. Par exemple, le récit du peuple de Thamud décrit l'évocation miraculeuse par le prophète Salih d'un naqat (arabe : ناقة, 'chameau-lait') depuis un rocher. Après la migration de Mahomet de La Mecque à Médine (la Hijrah), il a permis à sa chamelle de se promener librement, et le site où elle s'est finalement reposée a dicté l'emplacement choisi pour sa résidence à Médine.
Judaïsme
Dans la tradition juive, la viande et le lait de chameau sont considérés comme non casher. Les chameaux ne remplissent qu'un seul des deux critères requis pour les animaux casher ; pendant qu'ils ruminent, ils n'ont pas de sabots fendus : "Mais vous ne les mangerez pas parmi ceux qui ruminent et ceux qui ont le sabot fendu : le chameau, parce qu'il rumine, mais n'a pas le sabot [complètement] fendu ; il est impur pour vous."
Le clan Makhamara, une communauté musulmane palestinienne de Yatta affirmant une ascendance juive, s'abstiendrait apparemment de consommer de la viande de chameau, une pratique fréquemment citée pour corroborer son origine juive. revendiqué l'héritage juif.
Représentations culturelles
Les sculptures de chameaux potentiellement les plus anciennes ont été découvertes en Arabie Saoudite en 2018. Une analyse ultérieure menée par des chercheurs multidisciplinaires en 2021 a estimé leur âge entre 7 000 et 8 000 ans. Le défi inhérent à la datation de l'art rupestre, résultant de l'absence de matière organique dans les sculptures pouvant être testée, a nécessité que les chercheurs emploient des méthodes alternatives, notamment l'analyse des os d'animaux associés, l'évaluation des modèles d'érosion et l'examen des marques d'outils, pour déterminer une date de création précise pour ces sculptures. Cette datation néolithique place les sculptures comme considérablement plus anciennes que Stonehenge (5 000 ans) et les pyramides égyptiennes de Gizeh (4 500 ans), et est notamment antérieure aux estimations actuelles sur la domestication des chameaux.
Distribution et nombres
En 2010, la population mondiale de chameaux était estimée à environ 14 millions, les dromadaires représentant 90 % de ce total. Les populations contemporaines de dromadaires sont principalement constituées d'animaux domestiques, que l'on trouve principalement dans la Corne de l'Afrique, au Sahel, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Asie du Sud. La Corne de l'Afrique abrite à elle seule la plus forte concentration de chameaux au monde, où les dromadaires jouent un rôle crucial dans les modes de vie nomades locaux. Ces animaux fournissent aux communautés nomades de Somalie et d'Éthiopie des ressources essentielles telles que du lait, de la nourriture et des moyens de transport.
En Australie, on estime qu'il existe une population supérieure à un million de dromadaires à l'état sauvage, provenant d'animaux introduits à des fins de transport au cours du 19e et du début du 20e siècle. Cette population présente un taux de croissance annuel d'environ 8 %, ayant été estimée à 700 000 individus en 2008. Les autorités gouvernementales australiennes ont mis en œuvre des programmes d'abattage, éliminant plus de 100 000 de ces animaux, en partie à cause de leur consommation excessive de ressources limitées, vitales pour l'élevage ovin.
Une population mineure de chameaux introduits, comprenant à la fois des dromadaires et des Bactriens, parcourait le sud-ouest des États-Unis après leur importation au XIXe siècle dans le cadre de l'initiative américaine Camel Corps. À la fin du projet, ces animaux ont été reconvertis en animaux de trait dans les opérations minières, puis se sont échappés ou ont été relâchés dans la nature. Durant la ruée vers l'or de Cariboo, vingt-cinq chameaux américains ont été acquis puis exportés au Canada.
En 2010, la population de chameaux de Bactriane avait diminué à environ 1,4 million d'individus, principalement domestiqués. Le chameau sauvage de Bactriane représente la seule espèce de chameau véritablement sauvage (non sauvage) au monde. Cette espèce est génétiquement distincte et n’est pas considérée comme l’ancêtre du chameau domestique de Bactriane. En danger critique d'extinction, la population sauvage compte environ 950 individus, résidant dans les déserts de Gobi et du Taklamakan en Chine et en Mongolie.
Références
Références
Remarques
Bibliographie
- Les chameaux et le lait de chamelle. Rapport publié par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. (1982).
- Ramet, J.P. (2011). La technologie de fabrication du fromage à partir de lait de chamelle (Camelus dromedarius). Document de la FAO sur la production et la santé animales. Rome : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. ISBN 978-92-5-103154-4. ISSN0254-6019. OCLC 476039542. Consulté le 6 décembre 2012.Vannithone, S. ; Davidson, A. (1999). "Camel." Dans The Oxford Companion to Food. Oxford, Oxfordshire : Oxford University Press, p. 127. ISBN 978-0-19-211579-9.Wilson, R.T. (1984). Le chameau. New York : Longman. ISBN 978-0-582-77512-1.Yagil, R. (1982). Camels and Camel Milk. Document de la FAO sur la production et la santé animales, Vol. 26. Rome : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. ISBN 978-92-5-101169-0. ISSN 0254-6019.Gilchrist, W. (1851). Un traité pratique sur le traitement des maladies de l'éléphant, du chameau et du chameau. Bovins à cornes : avec des instructions pour améliorer leur efficacité ; également, une description des médicaments utilisés dans le traitement de leurs maladies ; et un aperçu général de leur anatomie.Calcutta, Inde : Military Orphan Press.
- Société internationale de recherche et de développement sur les camélidés
- Utilisation de chameaux par la police sud-africaine
- "Les chameaux émiratis pourraient-ils détenir la clé pour traiter les morsures de serpents venimeux ?"